Je viens d’emménager à Rouen, (rue de La Champmeslée), en plein centre ville pour suivre mes études d’art. Le premier matin, je me dirige vers la boulangerie pour une simple baguette. Mais il s’est passé quelque chose de vraiment étrange. Je me suis avancée vers la boulangère, et elle m’a dit avec un grand sourire:
« -Bonjour mademoiselle Lenoir! Qu’est-ce que je vous sers?
- Comment connaissez-vous mon nom? ai-je demandé très intriguée.
-Moi ? ! Mais je ne le connais pas, comment voulez vous que je le connaisse? Me répond -elle du tac-au- tac d’un air un gêné tout de même. »
C’est très bizarre mais quand j’y repense, cela me rappelle mon enfance.
Ma mère, Nora, participait sans arrêt aux jeux radio et tous les soirs, quand on était à table elle racontait à mon père, Pierre, a quelle radio elle avait téléphoné et ce qu’elle pensait gagner. Un après-midi alors que je faisais mes devoirs ma mère a couru vers moi tout en rigolant avec les larmes aux yeux. Elle m’avait annoncé qu’on partait pour Londres la semaine suivante et que le voyage se ferait en bateau.
J’étais tellement contente, c’était la première fois que j’allais prendre le ferry ! C’était l’été de mes huit ans, je m’en souviens comme si c’était hier. Dès mon arrivée à bord du bateau, le personnel me salua. J’était heureuse je pensais que c’était mon bateau à moi toute seule, que c’était mon équipage et que tout le monde était à mes ordres, c’est comme ça que j’occupais mes heures perdues : en rêvant !
Vers seize heures ce jour-là, mon père m’a donné cinq euros pour que j’aille m’offrir un paquet de bonbons. Je suis rentrée dans la boutique avec un grand sourire sur mes lèvres. J’ai choisi mes sucreries préférées et me suis dirigée vers la caissière :
« Bonjour madame! – je criais presque –
- Bonjour ma petite Sacha ! me répond-elle d’un air ému. »
Je lui dépose mes petites pièces jaunes sur le comptoir mais elle se montre surprise et à la fois gênée :
« - Voyons Sacha, tu ne vas tout de même pas dépenser tes sous là-dedans, garde-les pour autre chose, ce paquet je te l’offre !
- Vous êtes sûre madame ? Ma maman me dit toujours de payer tout ce que je prends dans un magasin.
- Mais oui ne t’inquiète pas ma petite, tu peux même en reprendre davantage. Vas-y fais toi plaisir ! s’exclame-t-elle avec un immense sourire benêt. »
Puisque elle insiste je remplis mon sachet de plus belle, jusqu’à ce qu’il déborde. Après cet épisode un peu étrange, je me suis installée sur une chaise, sur le pont en dandinant mes jambes et en dégustant mes fameux bonbons. Juste quand j’attaquais l’un de mes bonbon préféré, une petite fille un peu plus vieille que moi vient s’installer juste à mes côtés :
« - Salut !
- Coucou
- Tu veux un bonbon ? dis-je poliment.
- Je ne me permettrais pas, surtout les tiens Sacha !
- Bah pourquoi ? Ils sont bons tu sais ? ! Hé mais comment tu connais mon prénom d’abord ?
- Euh je ne sais pas, je l’ai deviné, dit-elle d’un air perturbé.
- Mais j’en ai marre moi ! Tout le monde connaît mon prénom, alors que moi je n’en connais aucun, c’est pas juste ! »
J’ai presque les larmes aux yeux quand me vient une idée complètement farfelue.
« - J’ai trouvé, je vais changer de prénom comme ça les gens, ils se tromperont à chaque fois qu’il m’appelleront Sacha.
- Mais enfin tu ne peux pas. Tout le monde t’adore, t’admire et t’envie. Toutes les petites filles rêvent d’être à ta place, tu peux pas changer d’identité comme ça, d’un seul coup !
- Je fais ce que je veux d’abord. Et puisque tu m’énerves, je m’en vais. » Vexée, je pars pleurer dans les jupons de ma mère. Je lui explique tout. En partant du personnel, jusqu’à la fille en passant par la vendeuse. Ma mère essaie de me rassurer en me disant que cela vient de mon imagination. Même si c’est l’explication la plus plausible, je n’arrive pas à penser que j’ai inventé tout cela.
Alors vu que je n’avais que huit ans et que je me disais que j’aurais la vie pour comprendre cela, je laissai passer ces événements et retournai jouer avec mes poupées dans ma chambre en attendant l’arrivée.
Le cauchemar allait-il recommencer ?
« -Bonjour mademoiselle Lenoir! Qu’est-ce que je vous sers?
- Comment connaissez-vous mon nom? ai-je demandé très intriguée.
-Moi ? ! Mais je ne le connais pas, comment voulez vous que je le connaisse? Me répond -elle du tac-au- tac d’un air un gêné tout de même. »
C’est très bizarre mais quand j’y repense, cela me rappelle mon enfance.
Ma mère, Nora, participait sans arrêt aux jeux radio et tous les soirs, quand on était à table elle racontait à mon père, Pierre, a quelle radio elle avait téléphoné et ce qu’elle pensait gagner. Un après-midi alors que je faisais mes devoirs ma mère a couru vers moi tout en rigolant avec les larmes aux yeux. Elle m’avait annoncé qu’on partait pour Londres la semaine suivante et que le voyage se ferait en bateau.
J’étais tellement contente, c’était la première fois que j’allais prendre le ferry ! C’était l’été de mes huit ans, je m’en souviens comme si c’était hier. Dès mon arrivée à bord du bateau, le personnel me salua. J’était heureuse je pensais que c’était mon bateau à moi toute seule, que c’était mon équipage et que tout le monde était à mes ordres, c’est comme ça que j’occupais mes heures perdues : en rêvant !
Vers seize heures ce jour-là, mon père m’a donné cinq euros pour que j’aille m’offrir un paquet de bonbons. Je suis rentrée dans la boutique avec un grand sourire sur mes lèvres. J’ai choisi mes sucreries préférées et me suis dirigée vers la caissière :
« Bonjour madame! – je criais presque –
- Bonjour ma petite Sacha ! me répond-elle d’un air ému. »
Je lui dépose mes petites pièces jaunes sur le comptoir mais elle se montre surprise et à la fois gênée :
« - Voyons Sacha, tu ne vas tout de même pas dépenser tes sous là-dedans, garde-les pour autre chose, ce paquet je te l’offre !
- Vous êtes sûre madame ? Ma maman me dit toujours de payer tout ce que je prends dans un magasin.
- Mais oui ne t’inquiète pas ma petite, tu peux même en reprendre davantage. Vas-y fais toi plaisir ! s’exclame-t-elle avec un immense sourire benêt. »
Puisque elle insiste je remplis mon sachet de plus belle, jusqu’à ce qu’il déborde. Après cet épisode un peu étrange, je me suis installée sur une chaise, sur le pont en dandinant mes jambes et en dégustant mes fameux bonbons. Juste quand j’attaquais l’un de mes bonbon préféré, une petite fille un peu plus vieille que moi vient s’installer juste à mes côtés :
« - Salut !
- Coucou
- Tu veux un bonbon ? dis-je poliment.
- Je ne me permettrais pas, surtout les tiens Sacha !
- Bah pourquoi ? Ils sont bons tu sais ? ! Hé mais comment tu connais mon prénom d’abord ?
- Euh je ne sais pas, je l’ai deviné, dit-elle d’un air perturbé.
- Mais j’en ai marre moi ! Tout le monde connaît mon prénom, alors que moi je n’en connais aucun, c’est pas juste ! »
J’ai presque les larmes aux yeux quand me vient une idée complètement farfelue.
« - J’ai trouvé, je vais changer de prénom comme ça les gens, ils se tromperont à chaque fois qu’il m’appelleront Sacha.
- Mais enfin tu ne peux pas. Tout le monde t’adore, t’admire et t’envie. Toutes les petites filles rêvent d’être à ta place, tu peux pas changer d’identité comme ça, d’un seul coup !
- Je fais ce que je veux d’abord. Et puisque tu m’énerves, je m’en vais. » Vexée, je pars pleurer dans les jupons de ma mère. Je lui explique tout. En partant du personnel, jusqu’à la fille en passant par la vendeuse. Ma mère essaie de me rassurer en me disant que cela vient de mon imagination. Même si c’est l’explication la plus plausible, je n’arrive pas à penser que j’ai inventé tout cela.
Alors vu que je n’avais que huit ans et que je me disais que j’aurais la vie pour comprendre cela, je laissai passer ces événements et retournai jouer avec mes poupées dans ma chambre en attendant l’arrivée.
Le cauchemar allait-il recommencer ?