Je ne sais pas pourquoi j’étais là mais en tous cas, je sais que je manquerais à mes amis. Moi, Sacha, huit ans, blonde, les yeux bleus avec un style émo. Dans ma vie, il y a qu’une seule chose que j’aime faire, qui me passionne, c’est : écrire ce que je ressens, écrire des poèmes. Mes parents sont tombés sur mon blog et maintenant ils veulent m’envoyer dans un centre pour jeunes suicidaires en Angleterre, dans le nord de celle-ci, parce qu’ils ont peur de ce que je pourrais faire. Il y a un gros problème si je vais en Angleterre, c’est que je ne verrais plus mes amis car le séjour dure environ trois ou quatre mois donc on sera déjà en vacances d’été lorsque je rentrerai. Mais, d’un autre côté, si je n’y vais pas mes parents vont être sur mon dos scrutant mes moindres faits et gestes, je ne pourrai jamais être tranquille.
Jeudi huit avril 2010, c’est le jour où je dois partir pour l’Angleterre. Je stresse à l’idée de ne plus revoir mes amis. En arrivant au port , je vois quatre anciennes amies : Lola, Marie-Jeanne, Stéphane et Charlotte. Il y avait aussi Amélie, une des organisatrices et notre tutrice à toutes les cinq que nous allons avoir pendant ce séjour. On doit prendre un ferry nommé Vampire. Je regarde le nom du bateau et je le trouve très étrange, surtout ce nom quand on adore les images de sang des vampires, c’est drôle ! J’observe autour de moi et je remarque qu’il y a quelque chose de bizarre au moment d’embarquer. En effet, sur le ferry, tous les passagers nous regardent avec insistance. Je ne sais pas s’ils regardent le groupe en entier ou une de nous. Je décide de laisser ces personnes qui nous observent bizarrement. Je m’isole dans un coin du bateau et je commence à écrire mon premier poème de ce voyage. Je l’ai appelé « Du malheur au bonheur ». Brusquement, une petite fille m’arrête pendant que je suis en train d’écrire.
«- Bonjour Sacha !
- Comment tu me connais ? Qui es-tu ? ? ?
- C’est mes parents qui m’on dit que je pourrais te voir sur le ferry. Et je m’appelle Emilie.
- Pourquoi tu aurais pu me voir ? Je ne suis qu’une « enfant » comme toi.
- Je ne sais pas. Tu as peut-être quelque chose d’exceptionnel que nous les enfants on n’a pas.
- Bah… non je n’ai rien d’exceptionnel. Je suis moi. J’aimerais bien savoir pourquoi tout le monde me connaît, me regarde et parle derrière mon dos.
- Il faut leurs demander car je ne sais rien.
- Tu fais quoi Emilie ?
- Je joue à cache-cache avec mes parents. C’est trop amusant, ils me cherchent partout depuis plus de deux heures !
- Tes parents savent que tu joues, s’ils te cherchent sans jouer, ils peuvent avoir peur de t’avoir perdue. Allez, viens, tu pourrais te perdre seule sur ce grand ferry. Comment ils sont tes parents ?
- Ma mère est blonde avec un jean bleu et un tee-shirt blanc et bleu comme les marins et elle porte un gilet noir.
- Et ton père ?
- Il est brun avec un jean bleu et un tee-shirt marron. »
On va chercher ses parents toutes les deux en commençant par le pont supérieur mais je remarque encore une fois que les passagers regardent dans notre direction. Je comprends à ce moment là que ce n’est pas le groupe mais moi qu’ils observent. Ça me stresse, je ne sais pas pourquoi, mais ça me stresse quand on me regarde. Je n’ai rien fait de bizarre encore moins, quelque chose d’extraordinaire. J’entends des personnes murmurer des paroles : « C’est elle, la fille regarde ! ! ! » ou « Tu crois que c’est elle cette adolescente ? » ou même, j’entends « Cette fille me glace le sang, comment elle a pu faire ça, elle ferait mieux d’être enfermée ! ! ! » Tous ces murmures m’énervent. Je décide de continuer à chercher les parents de la petite Emilie. Nous marchons, nous marchons ensemble et elle me dit :
« - Sacha, tu faisais quoi tout à l’heure ?
- J’écrivais un poème.
- J’adore les poèmes mais surtout les écouter. Tu peux me le lire, s’il te plaît.
- D’accord, assieds-toi sur le banc. »
Je lui lis le poème. Elle écoute jusqu’au dernier vers. Emilie me dit à la fin qu’elle adore.
« - C’est trop beau ! Tu devrais devenir écrivain, écrire toute ta vie. »
Quelques minutes plus tard, on retrouve les parents de la petite fille.
En même temps, je rejoins également Lola, Marie-Jeanne, Stéphanie et Charlotte il est maintenant l’heure de retrouver Amélie pour aller manger. À peine rentrées dans la salle à manger du bateau, nous commençons à entendre des personnes qui murmurent tout en nous fixant. Toutes les six, on décide de partir d’ici, partir de ce ferry, partir de ce monde. On a eu de la chance, Amélie ne nous a pas vues nous en aller. On veut en finir, on a sauté de tout en haut et on a atterri dans l’eau. Nous sommes passées du malheur au bonheur.
Le lendemain, on pouvait voir dans les journaux : « Hier, sur le ferry Vampire qui allait de Calais au nord de l’Angleterre, six jeunes filles âgées de huit à dix ans se sont suicidées en se noyant… Nous déplorons surtout la mort de Sacha…»
Jeudi huit avril 2010, c’est le jour où je dois partir pour l’Angleterre. Je stresse à l’idée de ne plus revoir mes amis. En arrivant au port , je vois quatre anciennes amies : Lola, Marie-Jeanne, Stéphane et Charlotte. Il y avait aussi Amélie, une des organisatrices et notre tutrice à toutes les cinq que nous allons avoir pendant ce séjour. On doit prendre un ferry nommé Vampire. Je regarde le nom du bateau et je le trouve très étrange, surtout ce nom quand on adore les images de sang des vampires, c’est drôle ! J’observe autour de moi et je remarque qu’il y a quelque chose de bizarre au moment d’embarquer. En effet, sur le ferry, tous les passagers nous regardent avec insistance. Je ne sais pas s’ils regardent le groupe en entier ou une de nous. Je décide de laisser ces personnes qui nous observent bizarrement. Je m’isole dans un coin du bateau et je commence à écrire mon premier poème de ce voyage. Je l’ai appelé « Du malheur au bonheur ». Brusquement, une petite fille m’arrête pendant que je suis en train d’écrire.
«- Bonjour Sacha !
- Comment tu me connais ? Qui es-tu ? ? ?
- C’est mes parents qui m’on dit que je pourrais te voir sur le ferry. Et je m’appelle Emilie.
- Pourquoi tu aurais pu me voir ? Je ne suis qu’une « enfant » comme toi.
- Je ne sais pas. Tu as peut-être quelque chose d’exceptionnel que nous les enfants on n’a pas.
- Bah… non je n’ai rien d’exceptionnel. Je suis moi. J’aimerais bien savoir pourquoi tout le monde me connaît, me regarde et parle derrière mon dos.
- Il faut leurs demander car je ne sais rien.
- Tu fais quoi Emilie ?
- Je joue à cache-cache avec mes parents. C’est trop amusant, ils me cherchent partout depuis plus de deux heures !
- Tes parents savent que tu joues, s’ils te cherchent sans jouer, ils peuvent avoir peur de t’avoir perdue. Allez, viens, tu pourrais te perdre seule sur ce grand ferry. Comment ils sont tes parents ?
- Ma mère est blonde avec un jean bleu et un tee-shirt blanc et bleu comme les marins et elle porte un gilet noir.
- Et ton père ?
- Il est brun avec un jean bleu et un tee-shirt marron. »
On va chercher ses parents toutes les deux en commençant par le pont supérieur mais je remarque encore une fois que les passagers regardent dans notre direction. Je comprends à ce moment là que ce n’est pas le groupe mais moi qu’ils observent. Ça me stresse, je ne sais pas pourquoi, mais ça me stresse quand on me regarde. Je n’ai rien fait de bizarre encore moins, quelque chose d’extraordinaire. J’entends des personnes murmurer des paroles : « C’est elle, la fille regarde ! ! ! » ou « Tu crois que c’est elle cette adolescente ? » ou même, j’entends « Cette fille me glace le sang, comment elle a pu faire ça, elle ferait mieux d’être enfermée ! ! ! » Tous ces murmures m’énervent. Je décide de continuer à chercher les parents de la petite Emilie. Nous marchons, nous marchons ensemble et elle me dit :
« - Sacha, tu faisais quoi tout à l’heure ?
- J’écrivais un poème.
- J’adore les poèmes mais surtout les écouter. Tu peux me le lire, s’il te plaît.
- D’accord, assieds-toi sur le banc. »
Je lui lis le poème. Elle écoute jusqu’au dernier vers. Emilie me dit à la fin qu’elle adore.
« - C’est trop beau ! Tu devrais devenir écrivain, écrire toute ta vie. »
Quelques minutes plus tard, on retrouve les parents de la petite fille.
En même temps, je rejoins également Lola, Marie-Jeanne, Stéphanie et Charlotte il est maintenant l’heure de retrouver Amélie pour aller manger. À peine rentrées dans la salle à manger du bateau, nous commençons à entendre des personnes qui murmurent tout en nous fixant. Toutes les six, on décide de partir d’ici, partir de ce ferry, partir de ce monde. On a eu de la chance, Amélie ne nous a pas vues nous en aller. On veut en finir, on a sauté de tout en haut et on a atterri dans l’eau. Nous sommes passées du malheur au bonheur.
Le lendemain, on pouvait voir dans les journaux : « Hier, sur le ferry Vampire qui allait de Calais au nord de l’Angleterre, six jeunes filles âgées de huit à dix ans se sont suicidées en se noyant… Nous déplorons surtout la mort de Sacha…»

